mardi 19 avril 2011

Alimentation chez le sportif

Ce petit article... je précise c'est un article "publi-rédactionnel" car je fais références à des marques... désolé... je suis obligé de vous le préciser pour pas avoir de problèmes judiciaires... donc voilà c'est fait vous êtes au courant et vous allez lire de votre plein gré!

Donc je disais... ce petit article va servir de transition... en ce moment, je me soigne tranquillement de ma petite blessure qui tarde à partir...

Mais avant de vous parler d'alimentation, petit retour sur mon "faux" début de saison... j'ai voulu reprendre trop vite... le seul moyen de sortir d'une blessure, c'est le REPOS COMPLET!! (je sais c'est fou... c'est moi qui dit ça... Pierre mon ostéo serait dingue de lire ça... )


Donc, après une reprise que je croyais bonne, en participant notamment à deux courses en ce début de mois d'avril : NOUSTE TRAIL (que je termine 4e dans la douleur mais belle organisation)
et TRAIL DES GYPAETES (que j'abandonne...)... la blessure était encore là. Alors je me suis résigné à stopper toute activité sportive avec les jambes (sauf les parties de jambes en l'air malgré tout!) pour laisser cicatriser la blessure et repartir TOUT NEUF!


Ainsi, j'ai déclaré forfait sur le trail drôme LAFUMA et le Trail des Citadelles. Et je peux vous dire que c'est dur de voir la vérité en face... très dur!... mais il faut être sage!


Alors, nous sommes allé avec ma flopett dans la Drôme en spectateurs car c'était aussi le lieu du rendez-vous annuel du TEAM LAFUMA. J'ai pu revoir les copains et partager un week end placé sous le signe de la bonne humeur. Nous avons eu nos dotations... et le matos LaFUMA pour 2011 est MAGNIFIQUE!! (la preuve en image)


Séance d'échange avec les techniciens qui confectionnent les sacs...

Lors de ce week end Drômois, (où nous avons fait un petit crochet par l'Ardèche chez nos amis Bérit et Louis), j'ai pu rencontrer aussi des gens très sympa (hormis ceux de LAFUMA), comme Louis Chantre (organisateur du Trail Ardechois) et Olivier Luppi (organisateur du Trail du Ventoux)


Alors n'ayant pas de réel récit de course à vous raconter, j'ai un peu de temps pour vous parler, cher lecteurs, .... de la base du sport... L'ALIMENTATION!


Ma venue au sport et mon mode d’alimentation

J’ai commencé le sport très tôt dans ma jeunesse. En effet, mon grand père faisait du vélo et m’a transmis le virus avant mes 10 ans. Alors quand à 12 ans, j’ai pris ma première licence de cyclisme sur route, je ne l’ai plus quittée pendant 10 ans. Le vélo a rythmé ma vie. Même à l'époque de l'adolescence, je n'ai jamais voulu fumer, ni boire trop d'alcool, car j'étais très investi dans mon sport. En outre, afin d'être toujours plus performant, je me suis très vite intéressé à la nutrition sportive. Mais à l’époque on entendait encore qu’il fallait « manger une bonne viande bien rouge pour avoir de la force »… et « se gaver de pâtes la veille et le repas avant la course pour faire le plein de sucre lents »… postulat nutritionnel encore de vigueur aujourd'hui, je vous l'accorde.... mais les mentalités commencent à changer! Peu à peu mes connaissances se sont affinées puisque j’ai découvert, en lisant, en me renseignant et en discutant avec d’autres cyclistes comment adapter mon alimentation à ma pratique. Au début, je suivais mon poids de forme semaines après semaines en tenant consciencieusement un petit cahier d’entrainement où je notais tout. Cela commençait même à en devenir un peu obsédant à tel point que je ne pouvais manger une part de gâteau sans me sentir terriblement coupable et avoir l'impression que les calories de chaque bouchées allaient s'avérer dramatiques sur mes performances. Hélas, le poids est l’ennemi du sportif … mais surtout du cycliste. Afin de ne pas tomber dans une dérive (boulimie, anorexie, etc.) qui aurait pu s'avérer avoir des conséquences dramatiques (surtout chez un adolescent), j’ai appris à équilibrer mes repas et à aller chercher des vitamines là où il y en avait. Pour cela, j’ai testé les compléments alimentaires de synthèse que l’on trouve en pharmacie (qui sont surtout très coûteux et malheureusement sur-dosés ou inefficaces...). Puis au bout de 10 ans de vélo en compétition, avec une dernière saison au niveau national, j’ai décidé de ne plus reprendre de licence. J’étais lassé de l’ambiance qui régnait dans les peletons, de la concurrence malsaine entre les coureurs, et j’en avais assez d’aller courir loin, autour de la place d’un village ou d’une zone commerciale sans intérêt alors que j’habitais à deux pas du col du Tourmalet! J’ai donc commencé une pratique cycliste plus « fun », plus libre, à ma guise. J’ai rallongé les distances car chaque sortie était un challenge. J’ai inclus très vite une heure de course à pied dans mes sorties sportive afin de rentrer bien « rincé ». J’ai toujours aimé ce goût de l’effort intense! Etant à cette période à la fac, j’ai adapté mon alimentation comme je le voulais. J’étais autonome et j’ai pu manger ce que je souhaitais (même si j'adore la nourriture de Maman!).


J’ai donc par exemple délaissé peu à peu la viande pour les œufs au début. J’ai rajouté pas mal de fruits et de légumes dans mes repas en prenant en compte que chaque nutriment, chaque aliment avait une raison et une propriété. J'ai également décidé de répartir différemment les quantités de mes repas de la journée, pour prendre un petit déjeuner copieux (c'est mon repas préféré...), un déjeuner normal et finir la journée par un dîner très léger. D'ailleurs, je dors bien mieux depuis!


Le début de ma carrière de coureur à pied, un déclic en terme de nutrition

Je courais un peu, par-ci par-là, en continuant à pratiquer le vélo pour le plaisir. Un jour un copain m’a proposé d’aller faire une course nature à proximité de Tarbes. J’ai accepté et m’y suis présenté très détendu. Je n’avais jamais couru 15km. J'étais même un peu inquiet car je ne savais pas du tout si j'étais capable de courir une telle distance... Le but était essentiellement de partager un bon moment entre amis. Alors, nous sommes partis en rigolant, l'ambiance était champêtre, détendue, et on plaisantait à chaque foulée. Puis mon copain, voyant qu’il faiblissait, m’a dit de partir devant. J’ai donc « lâché la bride » et j’ai terminé ma première course à pied… 9ème .


Question alimentation, je faisais comme d’habitude, des sucres lents basiques, un peu de protéines et de laitages animaux et beaucoup de fruits et légumes. Prenant goût à ces courses, j’ai très vite fais des résultats. Je me suis essayé au 10km, au semi-marathon (21km), faisant au passage de belles perf’ en terme de temps : 33’54 au 10km et 1h13 au semi… Puis, peu à peu, j’ai découvert le trail. Le trail, c'est la pratique de la course à pied, mais sur des chemins, des sentiers, et en montagne. Ce fut une révélation en regardant une vidéo de l’UTMB (Ultra trail du Mont Blanc – 160km et 8500m D+). J’étais en compagnie de mon meilleur ami et nous faisions beaucoup de randonnées ensemble en essayant de faire « toujours plus » long et « toujours plus » vite. Puis j’ai découvert que l’on pouvait courir en montagne… pour moi, UNE REVOLUTION!


J’ai essayé, j’y ai pris goût et cerise sur le gâteau, j’ai fais des résultats! Dès que j’ai mis le pied dans cette pratique, j’ai entrevu tout l'univers qui s'y rapportait. Ce sport exigeant nécessite de prendre soin de son corps si l’on veut durer et prendre du plaisir. J’ai découvert les compléments alimentaires naturels, ceux que l'on appelle les « superaliments » (pollen, spiruline, gelée royale…). J’ai essayé et tout de suite j’ai senti la différence. En augmentant les distances j’ai appris que la récupération faisait partie intégrante de l’effort. Et qui dit récup’, dis bonne alimentation ! Puis, j'ai rencontré ma femme, Floriane, qui n'était pas forcement sensibilisée à cette forme de nutrition (capable d'engloutir des kilos de bonbons en un temps records...). Au fil du temps, nous avons souhaité bien manger sans que l’alimentation du sportif soit une contrainte. Nous nous y sommes intéressés ensemble en apportant, petit à petit, des améliorations et des ajustements au quotidien.


Le déclic du bio… Toujours dans cette dynamique du « bien manger oui, mais pas n’importe quoi », des amis m'ont proposé un partenariat avec leur entreprise de livraison de paniers bio à domicile (« Tomate Groseille ») : je courais et j'avais des fruits et légumes, et bio en plus! Génial! Ils nous ont peu à peu sensibilisés à la qualité de la nourriture dite « conventionnelle » (ou non-bio). Et à vrai dire, c'est un film qui nous a fait franchir définitivement le cap : « Nos enfants nous accuserons ».Après l'avoir vu au cinéma, nous sommes rentrés chez nous en nous disant « nous finissons ce que nous avons dans nos placards, et nous n'achèterons désormais, que des produits bio! ».


Dans le même temps, nous sommes devenus végétariens. En effet, nous consommons en général, beaucoup trop de viande par rapport à nos besoins. Certes, la viande apporte des protéines essentielles, des minéraux, acides aminés, etc., mais il faut savoir que ce type d'aliment est difficile à assimiler et génère beaucoup de déchets et de l'acidité. En résumé, la viande apporte autant qu'elle ne nuit à l'organisme! Donc, ce n'est bon pour personne, et à plus forte raison lorsqu'on est un sportif de haut niveau. En nous penchant sur la question, nous avons trouvé exactement ce dont nous avions besoin dans l’alimentation végétarienne, voire au delà de ce que nous imaginions. Les repas sont agrémentés de nouvelles saveurs, là où notre alimentation traditionnelle nous cantonnait dans des goûts et des produits basiques… Pour exemple, avant, pour avoir des sucres lents, je ne mangeais que des pâtes et du riz blancs. Mais quand on met le pied dans un magasin bio, on découvre de multiples céréales (complètes), bien plus nutritives et digestes : millet, épeautre, quinoa, avoine, etc… Mais où trouver les protéines si je ne mange pas de viande, me direz vous?... Et bien il y en a dans des tas d'aliments! Les céréales complètes sont à la base de la nutrition du sportif et/ou du végétarien. Et je précise bien « complètes »!!! En effet, beaucoup de nutriments essentiels sont contenus dans l'écorce et de plus, sous cette forme, on conserve le son (source de fibres) ainsi que le germe (riche notamment en vitamine E). Elles sont assimilées plus lentement par l'organisme, ce qui réduit leur indice glycémique, contribue à la sensation de satiété au cours de la journée, et facilite l'absorption des graisses. Attention cependant, à bien les choisir « BIO ». En effet, les pesticides se concentrent dans l'écorce, et au lieu de vous faire du bien, vous vous empoisonneriez! Et pour les consommer, il est très important de faire des « cocktails » : procédez par association. Pourquoi? Car en les mélangeant, on est sûr d'absorber toujours les huit acides aminés essentiels, ceux que notre corps ne sait pas synthétiser lui-même (sauf pour la quinoa, seule céréale à contenir les 8 acides aminés!) Dans vos repas, intégrer toujours une part de céréales complètes associée à 1/ 3 de légumineuse. D'ailleurs, on retrouve ce type d'association dans les plats typiques de différents pays: maïs et haricots rouges dans le Chili con carne (ou « sin » carne pour nous...), semoule de blé (ou de petit épeautre) et pois chiches dans le couscous, riz et soja pour les pays asiatiques, etc. Après j'ai totalement arrêté le lait de vache. D'abord pour soigner des blessures du type tendinites et autres inflammation musculaires... car le lait de vache est TRES INFLAMMATOIRE! Et puis il est peu digeste (sauf pour les petits veaux)... donc je suis passé aux laits végétaux (soja, riz, avoine) qui s'utilisent exactement de la même façon que le lait de vache (yahourts, gâteaux, boissons, etc..... et qui sont très faciles à fabriquer maison!). Et non, je n'ai aucune carence en calcium. Il faut savoir que le calcium contenu dans le lait de vache est très mal assimilé par le corps humain. Vous en trouverez une quantité bien plus notable dans le choux, le sésame et les amandes par exemples!

Mes repas types :

Pour le petit déjeuner au quotidien par exemple, je mélange dans un bol, des protéines de soja crues... (ça croustille comme des Frosties!!) ...avec des flocon d'avoine, le tout lié par un yaourt de soja ou du lait de riz. Je mets aussi des fruits secs, des amandes et des noisettes (les oléagineux sont très important car ils contiennent de bonnes graisse, et sont notamment riches en protéines ainsi qu'en calcium). Je rajoute des graines de lin broyées (pour les oméga 3) avec des graines de sésame . Deux fruits de saison... et du pain (complet et maison!). Pour l'anecdote, je vais courir à jeun (1h) en me levant tous les matins. Cette pratique me permet de garder un poids de forme, de purifier l'organisme, de m'entraîner à tenir le choc en cas de baisse de régime lors d'une course ou de début d'hypoglycémie par exemple. Le corps est plus robuste et puise dans ses ressources et dans les réserves glucidique de la veille. Donc c'est pour TOUT ça que mon petit déjeuner est si copieux! Le repas du midi : ça dépend... mais j'essaie d'intégrer des féculents, des légumes cuits et crus, des protéines végétales... je saupoudre de germe de blé et de levure de bière. Un repas complet aussi! L'important est de toujours avoir une alimentation bien variée.




Le soir : c'est light... souvent une pomme, un verre de lait végétal ou l'hiver une soupe de légumes. (sauf quand on est invité biensur!)

Avant la course : Je refait le plein de glucide environ 3 à 4 jours avant le Jour J... il ne s'agit pas de se goinfrer mais de mettre dans tout ses repas une part plus importante de glucides... ce n'est pas MANGER PLUS! Mais réduire par exemple la part de protéines... ou de fruits et légumes... par des glucides. De toute façon, si ces glucides sont complets, vous ne sentirai pas le manque de protéines (c'est dans la tête). Evitez aussi la "pastaparty" de la veille. Je sais c'est une tradition, mais ce n'est pas la veille de la course que vous allez recharger vos niveaux en glucides. En plus on a tendance à manger trop dans ces pasta party... et votre organisme va en prendre un coup... vous allez le fatiguer, mal récupérer et être balloné le lendemain. Contentez-vous de manger une petite ration, genre un bol de riz (le riz est sans gluten par exemple et très digeste).


Le matin des courses : 1h30 à 2 h avant le départ je me fais un mélange de crème de céréale (de riz ou de millet) ...avec du lait de riz, une cuillère de miel. C'est complet, digeste et parfaitement adapté! Il ne faut pas de protéines le matin de la course (donc, pas de lait de soja) car c'est lourd à digérer.


Désormais je pratique aussi le « sans gluten » la semaine avant mes compétitions. Le problème du gluten est qu'il est difficilement assimilable et qu'il crée tout pleins de problèmes liés à sa consommation. Je ne vais pas m'étendre sur ce sujet complexe (mais qui mérite que vous vous penchiez dessus, c'est édifiant!), mais je vais rester sur le cas de mon alimentation de « sportif ». En effet, le gluten agit un peu comme une « colle » dans le système digestif, empêchant le corps de bien faire son travail et rendant la paroi des intestins poreux. Les produits bio sans gluten sont nombreux et permettent une meilleur digestion et limitent les problèmes gastriques pendant mes courses. (certaines courses frôlent les 10h d’effort donc il ne faut rien laisser au hasard).


Pendant la course : tout dépend de la longueur de la course. Entre 1h et 3h d'effort, je ne mange pas de solide. Je mets juste quelques sucres dans ma poche, des gels énergétiques (avec les gels bio MULEBAR qui sont très goutue (ma préférence va au gel "cherry bomb") ... ou des recettes maison, très simples à confectionner!) et une boisson de l'effort dans le bidon (maison aussi, à base de sirop de fruits, de miel et de sauce soja pour les déperditions en sodium... pas besoin de tous les produits que l'on trouve dans le commerce!) avec de l'eau gazeuse riche en bicarbonate(du type St Yorre) pour limiter les crampes. Lorsque la course est plus longue je mange des aliments solides : des barres de céréales MULEBAR et notamment la HUNZA NUT (hum!!) http://mulebar.fr/barres/





.... ou les célèbres FLOPETT'S (fabriquées dans notre cuisine!) sucrées et salées .



Après la course, il faut faire le plein de protéines (pour régénérer les fibres musculaires) et de glucides (pour l'énergie). Il faut boire aussi beaucoup d'eau riche en bicarbonate (pour dissoudre l'acide lactique créé pendant l'effort). Donc je me prépare un « milksake » à base de protéines de soja, de crème de céréale, le tout mélangé avec du lait de riz ou de soja. Je le mange (ou plutôt le bois...) dans l'heure après la course parce que le corps assimile très vite et bien mieux dans ce laps de temps.


Mon partenaire nutrition "ONELIFE Fance": Vital, le tout en un ! Plusieurs compléments alimentaires bio sont disponibles sur le marché : on vous parle de spiruline bien sûr, de jus d’herbe d’orge, de baies de goji,… Ils apportent tous des choses différentes et complémentaires. Mais il est vrai que si l’on doit tout prendre, notre petit déjeuner devient vite un supplice (et un gouffre pour notre porte-monnaie). J’ai découvert Vital grâce aux deux fondateurs de ce produit. Je l’ai testé , au quotidien avant le petit déjeuner, puis avant des entraînements sérieux et même en récupération. Le résultat est vite tombé : de l'énergie disponible en quantité! Vital « booste » notamment nos capacités sportives intrinsèques… il ne fera pas d’un âne un cheval de course… mais Vital va contribuer à en développer les qualités physiques. Ce mélange dynamique est aussi très bon. J’avoue que je prenais souvent des compléments « bon » pour la santé… mais question goût, ce n’était pas terrible. Donc je débutais la journée avec une mauvaise saveur dans la bouche. Avec Vital, je prends un certain plaisir à le déguster dans un verre de jus de fruits plutôt de pommes ou de raisin qui se marie très bien avec le cassis présent dans ce doux mélange. Je l’ai testé en compétition lors d’un week-end de course où j’enchainais deux trails de 65km chacun et 8000m de dénivelé (EUSKAL TRAIL ENDURANCE 2010).



Le corps avait pris un sacré coup le premier jour. Donc, dès la fin de la course j’ai pris du Vital avec un mélange protéiné (protéine de soja mélangée à du lait de riz). Le lendemain j’étais frais, avec beaucoup de « jus ». Et j'ai même gagné cette course (en équipe). Vital ne m’a pas fait directement gagner la course. Vital a aidé mon corps à se régénérer plus vite pour pouvoir exprimer mon potentiel.

http://onelife-france.com/


Finalement la nutrition c’est comme avec une voiture… si on lui donne le bon carburant, elle va aller vite et loin. Les gens le conçoivent parfaitement pour leur véhicule mais ont du mal à le faire avec leur propre corps…

vendredi 25 février 2011

Mon intersaison...

Salut chers lecteurs... ce petit article vient narrer mon intersaison... c'est toujours difficile de gérer cette période, en terme d'activité, de gestion du poids et de gestion de la future saison...

Suite au festival des Hospitaliers, j'ai décidé de "couper" pour me régénérer et de panser SURTOUT mes blessures chroniques...

Coupure hivernale ne veut pas dire repos total... il en faut un peu c'est sûr. Une à deux semaines max mais après il faut reprendre une activité car nos corps sont habitués à bouger...

Donc j'ai coupé deux semaines, totalement, en ne faisant aucune activité sportive. Cette période permet surtout de booster son envie de reprendre (si par hasard une saison trop longue aurait flétri cette envie). Ce n'était cependant pas mon cas. Il faut, pour gérer son poids de forme, ne pas se lacher sur tout ce qui passe... il faut manger en rapport avec ce qu'on fait... sinon on stocke!

Ensuite, j'ai repris des activités ludiques pour le plaisir afin de bouger, de garder la forme et de se vider la tête du boulot... donc un peu de piscine, de vélo, de rando... quelques footings pour se délier les jambes (pendant 2 semaines environ)

Peu à peu, j'ai repris une activité plus spécifique en faisant des entrainements courts pour travailler ma vitesse et envisager de faire la saison de cross...

Début Décembre, je suis parti visiter l'usine LAFUMA lors d'un "SALES MEETING"... (oui moi aussi j'ai découvert ce terme...) où j'ai participé à la présentation de la nouvelle collection hiver. On m'a proposé de défiler... et j'ai accepté! J'ai pu visiter l'usine, rencontrer THE BOSS de Lafuma, mettre des visages sur mes contacts mail de là-bas et revoir les copains du Team.

C'est moi en vert fluo au fond... :)

La Drôme était recouverte d'un manteau blanc... j'ai cru que je ne pourrai jamais m'y rendre... ni rentrer d'ailleurs!

De retour de ce week end très sympa, j'enchaîne les entrainements rapides. La forme est là.
A la mi-décembre, je participe au cross de SEMEAC pour me tester et jouer dans la gadoue avec les copains... première expérience des cross (hormis ceux que j'ai courus étant petit à l'école)... y'a pas à dire ça décrasse!... je termine à l'arrachée 6e. Content de ma prestation, je poursuis mes entrainements qualitatifs rythmés.


Deux jours avant Noël, je pars courir après le boulot. Je descends sur une route à la nuit tombée. J'ai la frontale pour être vu. Je me mets sur le bas côté face à la circulation... puis au moment où je croise la seule voiture qui passe, je trébuche sur le bas côté... (évidemment !)... et je suis à deux doigt de me MANGER le devant de la caisse avec le nez en première ligne...

Mais dans un élan venu de je ne sais où... tel un rugbymen faisant un cadrage-débord...

La voiture c'est le gars en blanc...

Je réussis, en un coup de rein venu de l'espace , à éviter la collision frontale avec ma face... OUF gros coup de flippe quand même!
Pris dans l'excitation, je décide de "me finir" en enchainant quelques sprints... le premier nickel... le deuxième aussi... et le troisième PAF!... je sens une vive douleur derrière la fesse... là ça ne le fait pas...
Je rentre à la maison. L'ischio me tire un peu mais bon ça passe... ça doit être une petite contracture.
Deux jours après, le 25 au matin, à l'heure où tous les marmots de la terre ouvrent leurs cadeaux de Noël, je décide de partir "digérer" le repas de la veille.

Petit conseil pour limiter la prise de poids pendant les fêtes...

1-manger, mais ne pas se gaver

2-ptit footing d'une heure le lendemain à jeûn
Mon ischio tire un peu. Il fait un froid de canard ici mais un grand ciel bleu. Au bout de 30 minutes, une fois bien dans les bois, loin de mon domicile... je ressens une grosse douleur au niveau de la hanche... je ne peux plus courir!.... AHHHHHHHHHH LA LOOSSSSSSEEEE!!!
Je l'ai bien cherché!.. mais là pour rentrer, je ne peux que marcher. Il y a 7km à se fader... dans le froid. Et oui quand on part courir une petite heure... on se couvre au minimum... et puis un matin de Noël... ben y'a personne sur les routes.... Donc je suis rentré au moral... en serrant les dents.
Autre problème, on est samedi et je ne pourrai voir personne (ostéo par exemple) avant lundi...

Autre Autre problème, avec Flo, nous déménageons pendant les vacances de Noël... tant qu'à faire... donc avec ma blessure... j'ai dégusté!
Diagnostic : ma hanche a bougé, car j'ai compensé ma douleur à l'ischio. Cette douleur n'est autre qu'une élongation de l'ischio placée à l'insertion avec l'os... en gros pile à l'entre jambe quoi...

2 mois d'arrêt! Génial!!!!!!!!!!!!! décidemment les hivers ne sont pas faits pour moi... c'est la 3e année que je "rate" cette période sur blessure!...

Heureusement pour moi, je peux faire du vélo et de la natation... du ski de fond aussi... étrangement, l'ischio ne tire pas sur ces sports là... donc j'ai pu me faire la caisse... car la saison débute...

Donc mon programme d'entrainement du début de saison a été chamboulé... mais bon la saison est longue!

Voici mon programme pour cette année (si bien sur je ne suis pas blessé :) )

Avril
- Trail drôme Lafuma (23km) : course de reprise si je suis remis
- Trail des Citadelles (73km) : ça devait être un objectif... on verra...

Mai
- Ultra technitrail du tiranges (80km) : on verra la forme à la sortie des citadelles...

Juillet
- trail du Néouvielle (35km): en mode fascination... car là-bas c'est trop beau!
- Andorra Ultra trail (103km) : en mode découverte de cette distance

Aout
- CCC (98km) : Objectif de l'année

Octobre
- Templiers (70km) : 2e objectif de l'année

Ce sont les grands traits de ma saison. Je vais inclure quelques courses dans mes Pyrénées pour paufiner ma forme entre ces belles épreuves.

Pendant cette période hivernale assez frustrante (pour un sportif), j'ai eu la chance de signer des partenariats avec deux grandes marques :

- Compressport (accessoires de compression et de récup) : produits que j'utilise déjà depuis un an et qui me conviennent parfaitement!

Ouais pleins de cadeaux comme à Noël!!!!


- Mulebar pour les aliments énergétiques... non je ne renie pas les Flopett's... mais j'ai trouvé en mulebar des barres qui se rapprochent terriblement des Flopett's faites maison... c'est bio, ça a du goût et c'est fait avec des aliments naturels...
(mais ne vous inquiétez pas Floflo continue de me préparer en parallèle des aliments de course dont elle a le secret!)Autre projet élaboré pendant l'hiver : "PYREN'TRAIL"... qu'es aco??

C'est un stage de trail dans nos Pyrénées (y'a pas que dans les Alpes quand même!!)...

Un agence de voyages sportifs, ETIKOTREK, m'a contacté pour développer un projet de stage de 4 jours avec beaucoup d'entrainements, des ateliers variés (faire ses aliments de course maison...), test matos prêté par LAFUMA...


Voici le lien :


On en ferait deux dans l'année : le premier pendant le week end de l'ascension et le second fin septembre (pour préparer les Templiers par exemple). Alors inscrivez-vous!!

Bref, un moral gonflé à bloc (j'ai les crocs), des partenaires de choix... quoi de mieux pour faire des étincelles cette année!... ou au moins me faire plaisir en courant... c'est ça l'essentiel!

mardi 2 novembre 2010

Festival des Hospitaliers, ou comment se faire rincer pendant une journée!



Préambule
Je pensais qu'il n'y avait que le Trail des Citadelles (en Ariège) pour nous offrir de telles sensations de communion avec la nature... mais surtout de "rinçage", "essorage", voire un "gommage" à certain moment avec le grésil....


(En général, le dimanche de Pâques, courir là-bas sous-entend prendre son K-way et un grand bol de courage pour affronter les éléments.)


Ben on a trouvé "sa petite soeur" comme ont dit certains... moi je pense même ...sa "grande soeur".


Cette course est mon dernier rendez-vous de l'année. La saison a été longue et pleine de rebondissements, entre les bons moments (victoires) et les mauvais moments (les blessures).

Je voulais terminer par une longue distance pour ensuite, partir en repos pendant l'hiver. N'étant pas présent pour Les Templiers car je "témoignais" du mariage de Simon (mon meilleur potos qui m'a mis à la course à pied) et Clélia (sa douce)...




Non là c'est nous...


J'ai saisi l'opportunité d'aller courir à Nant, sur des terres remplies d'histoire : au festival des Hospitaliers... avec ses 75km et ses 4000m de dénivelé positif.


Mes derniers entraînements étaient très satisfaisants malgré une douleur récurrente à l'adducteur. Je croyais qu'elle était partie, mais les courses du mois d'octobre l'ont remise sur le devant de la scène... bref tout en me faisant soigner par mon ostéo préféré (Pierre si tu me lis ;) ), j'allais "bouffer" des bornes et du dénivelé dans mes Pyrénées.

En partance pour Nant, on prépare la paquetage...
Ma flopett m'a préparé ses célèbres Flopett's pour me garantir de l'énergie (saine) durant ma course. Floriane a, en plus, suivi cette fois-ci les recettes d'un couple de traileurs scandinaves, Kécily et Kritof Berg, qui ont écrit un live sur leurs "SECRETS D'ENDURANCE, barres, boissons et recettes maisons"... ou comment faire soi-même ses aliments de courses (avant, pendant, après) avec des aliments naturels et bio. Voici le lien de leur site où vous pourrez trouver aussi pas mal d'astuces... car finelement c'est très bête mais surtout délicieux! http://metagama.com/pap/


Elle a donc testé des sortes de "snickers" et des boulettes de mélasse et de miel. Elle m'a préparé également deux gels énergétiques, un à la banane et un autre à l'abricot et au citron vert. Pour emballer ces gels, prenez des sacs de congélation et faites un noeud.. ça ne bouge pas, ça ne coule pas... et c'est bon!

De mon côté je prépare mes affaires.. et il y en a, car le temps est annoncé ... "changeant" d'après la météo... j'aime lorsqu'ils disent ça car ça veut tout dire...

Avant


Après

(Oui moi aussi je pensais pas que tout allait rentrer...)

Après 5h de route, nous arrivons chez Yvan, au Domaine du Roc Nantais. Bruno TOMOZYK et Virginie Govignon (LAFUMA) m'ont conseillé d'aller là-bas car nous serions bien reçu... et je confirme... Yvan et son équipe ont été à nos petits soins. Alors encore merci à toute l'équipe!

Un long dimanche de galère au milieu de rien... (mais pourquoi court-on alors???)
Le temps est comme prévu... humide. Pourtant le matin en tirant les rideaux, j'aperçois quelques étoiles ... une dans le lit (ma Flopett) et beaucoup dans le ciel!... quelle chance si ça pouvait tenir!

Je me prépare et parts pour aller au combat. Je suis tout excité à l'idée de courir car, c'est lorsqu'on est blessé, que l'on ressent (le plus) ce besoin de grands espaces...
Avec mon pti sac tel un écolier avec son cartable (LAFUMA biensur...) à la rentrée des classes

J'arrive sur la ligne et commence à m'échauffer. Je chauffe mon adducteur. Peu après 6h le départ est donné. je me mets dans les premiers pour imprimer mon rythme. Les organisateurs ont annoncé que l'itinéraire serait bien différent des années "Templiers". Au bout de quelques km, nous entamons un sentier. Je suis aux avants-postes. Je cours à mon allure sans me mettre la pression. La course est longue et je préfère gérer pour accélérer si besoin à la fin.

La pluie commence à s'abbatre sur nous dès la première montée. Le terrain est boueux. Je n'aperçois qu'une seule frontale derrière moi. Je me dis que celui-là va me mener la vie dure durant toute la course. Je ne sais pas trop qui c'est mais je ne m'emballe pas; s'il doit me rattraper, tant pis... je le répète, la course est longue.

Je passe le sommet de la première montée et il revient à quelques encablures... mais dans la descente je fais le trou. J'en profite pour manger mes gels maison... hum que c'est bon! et en plus ça fait du bien au moral...

Arrivé à Saint-jean de Bruel, je ne vois personne derrière moi. Donc je pars pour l'ascension du Mont St Guiral. Elle est longue et roulante... et je m'en méfie. Je prends un rythme très régulier. La météo empire de plus en plus. Le vent souffle terriblement. Je croise quelques bénévoles de la course qui m'encouragent. Ils sont courageux aussi car ils doivent restrer plantés là pendant des heures... On ne voit rien... c'est moche, c'est gris, c'est mouillé...




A 3 ou 4 km du sommet j'aperçois le second... je déduis qu'il s'agit d'Adrien Séguret car je reconnais ses couleurs. J'en remets une couche car maintenant je veux de moins en moins me faire rattraper. Je mets le K-way LAFUMA. Il est ultra léger mais protège bien du vent et de la pluie. Mais le vent m'empèche de l'enfiler alors je demande à un bénévole de m'aider.

Au sommet je commence à ressentir une douleur derrière la cheville... (pourvu que se ne soit pas le tendon d'achille...). J'entame la descente. Elle est glissante mais je déroule bien.

En arrivant à Dourbie on m'annonce le second à 10min. L'accueil à ce ravitallement fait chaud au coeur. Autant il n'y a personne sur le parcours... autant là, dans la salle des fêtes, il y a du monde.
Je fais une courte pause. J'ai assez de réserves pour tenir jusqu'au prochain ravito de Trèves.

Le circuit emprunte une route assez longue. Le balisage est "juste". Je me demande à certains moments si je ne suis pas perdu. Puis nous reprenons un sentier et la route s'élève peu à peu. En effet, le circuit n'est pas du tout le même que l'an dernier.

La descente est pentue et glissante. Je ne vois toujours personne derrière moi. Alors je gère encore. En arrivant à Trèves, je m'arrête 2 ou 3 min pour recharger ma poche à eau. Un gars me dit que le second est à 15min. (ce qui est faux en réalité... il est à 8min).

Je reparts sereinement et découvre, entre les averses, le nouveau parcours. Nous longeons la rivière Trévézel en forêt. Le sol est en devers et est glissant. Je tombe plusieurs fois. Mes LAFUMA Speed trail accrochent bien malgré tout aujourd'hui (oui faut bien faire de la pub ;) ).

D'un coup le chemin descend vers la rivière et des bénévoles sont là pour nous faire traverser celle-ci avec une corde (elle fait bien 10m de large). Le courant est fort... mais c'est marrant à faire. L'eau est très fraîche mais elle détend mes mollets. La route remonte et nous changeons de versant.

Nous reprenons un sentier assez valonné qui monte et descend. Au bout de 3 ou 4 km le balisage descend de nouveau vers la rivière. Je vois une grande balise sur la berge. Je m'arrête car j'hésite. Doit-on retraverser la rivière ou continuer à la longer? Au loin, en face j'entend des gens qui m'encouragent depuis leur voiture sur la route. Alors je traverse la rivière. Par contre il n'y a personne cette fois-ci... peut-être est-ce moins dangereux... mais là au milieu de l'eau je commence à glisser. Je me rattape et réussi à rejoindre l'autre côté. Je cherche le balisage, mais je ne vois que des bandes réfléchissantes pour la nuit. Je me dis que les organisateurs les ont mises pour les coureurs qui vont passer ici de nuit. Alors je remonte par une sentier. Je rejoins une maison en ruine. Mais là ... je ne trouve plus de balisage. MALHEURRRRRRRRRRRRR! à 15km de l'arrivée je perd le chemin!!!!!!!!!!!!

Je garde mon calme et tente de chercher sur la route une potentielle flèche qui nous ferait remonter dans le causse... je tourne, je vire, j'emprunte un chemin mais au bout d'1 km de montée je ne vois rien. Alors je redescend... c'est pentu et caïllouteux... ça fait mal aux jambes!

Je reviens en arrière et croise un gars en voiture. Je lui demande s'il a vu un balisage en contrebas; il me dit que non mais m'aide un peu à chercher. Tant pis je décide de revenir en arrière. Je redescend vers la rivière. Je ne vois rien. Alors je remonte sur la route par une pente abrupte et décide de rejoindre Cantobre (prochain ravitallement) par la route goudronnée.

Je regarde mon GPS qui affiche 62km de course. J'estime à vue de nez avoir 2 ou 3 km à courir avant Cantobre... puisque j'avais vu que ce ravito était au 65ekm. Je me dis que je vais faire finalement le même nombres de km et ne pas "voler" du temps sur le second. Je ne veux pas être un tricheur. Alors je pars.

En arrivant à Cantobre je file vers le ravito et je dis aux bénévoles que je me suis pommé et que j'ai dû prendre la route. Une des organisatrices l'annonce à la radio. Je souhaite que ça soit pris en compte quand même. Puis elle me dit que je peux repartir. J'entame la dernière montée, celle du Roc Nantais. Je suis un peu troublé par cette mésaventure mais je me reconcentre. Le second peut être juste derrière mois car j'ai pas mal "jardiné"... je relance mon allure. C'est dur, j'ai mal aux chevilles. En arrivant en haut, je me retourne mais je ne vois personne. Alors j'entame la descente.
C'est glissant mais j'ai hâte d'arriver. Je sais que la journée a été longue mais je savoure les derniers km.

L'année dernière, en courant les Templiers, à ce même endroit, j'allais demander ma Flopett en mariage car on avait parié que si je finissais dans les 20, je lui demandais sa main... j'avais terminé 19e...

Je passe le pont et entre dans le village de NANT... mais encore une fois j'hésite à tourner desuite à droite pour rejoindre l'air d'arrivée qui est à 500m (comme l'année dernière). Mais il n'y a rien de marquer : pas de flèches... rien... alors j'y vais quand même et arrive sur l'aire d'arrivée après la descente et la montée raide. La météo n'a pas poussé les gens à sortir de chez eux voir ces fous arriver. Mais ma Flopett et quelques personnes sont là pour m'accueillir!... OUF j'ai gagné, j'ai les larmes aux yeux car la pression redescend! Mon temps est de 7h42... pour 74km.


Le speaker m'accueil sur l'estrade. J'ai du mal à monter. Il m'interview et je lui annonce que je me suis perdu et que j'ai continué sur la route... mais que cet évènement n'influe en rien sur ma place, puisque j'ai une avance supérieure à 10min... (à première vue). J'ai couru 2km hors course.

Photo du Journal Midi libre qui a fait un jeu de mot avec mon nom : "Vers la victoire au galop" (quelle imagination..... mais j'aime bien!)

Adrien Séguret est second. Il arrive en 8h26. Il s'est blessé très tôt dans la course et a du serrer les dents. Mais malgré tout il n'a jamais été trés loin jusqu'au 60ekm... donc chapeau l'artiste.

Au final, les organisateurs me pénalisent de 10min par km courus hors course ... donc mon temps officiel est de 8h02. Finalement, je suis pénalisé comme au kayak ou en ski... Mais c'est normal et juste, je n'avais qu'à pas me perdre. Heureusement que j'ai couru à fond jusqu'à la fin!
De mon côté, ma douleur à la cheville n'est qu'un léger "déplacemement" de la base du tibia au niveau de la cheville. Cela tire donc sur tous mes tendons du pieds... heureusement rien de grave... Pierre (mon ostéo m'a remis en place et en une semaine ça sera parti!

En rentrant à l'hôtel j'ai pris un bon bain... quel bonheur!
Bravo aux organisateurs pour avoir fait cette course au nez et à la barbe des Templiers! Le trophé est magnifique, et ça c'est une "pure" particuliarité de la course.

Je termine ma saison sur une victoire. Objectif atteind. J'ai battu ma blessure et offert à LAFUMA une nouvelle occasion d'être au premier plan sur un trail.

Maintenant c'est repos!


BILAN DE MON ANNEE 2010 :

1er Trail Drôme LAFUMA (42km et 1800m D+)
1er Festival des Hospitaliers (75km et 3900m D+)
1er Trail des 3 Pics (31) : 50km et 3000m D+
1er EUSKAL TRAIL (2x65km par équipe de 2 et 8000m D+)
10e ECOtrail de Paris (80km)
12e Trail L’Ardechois (54km et 2500m D+)
1er Foulée du Madiran (35km et 900m D+
1er Foulée des Milles pattes (19km et 300m D+)
3e Cabilat'Trail (33km)


et finisher d'un Ironman...
230e/2800 IRONMAN de Nice : 10h37
Avec à la clef de mon année trail... un contrat avec le TEAM LAFUMA!







C'est plutôt pas mal au final... j'en oublierai même que j'ai connu deux grosses blessures dans l'année... ;)

dimanche 10 octobre 2010

2e victoire du mois... mais celle-là... ex aequo!

Le mois d'octobre est fait de beaux et de mauvais jours... un week-end il fait chaud comme en été... l'autre week-end... il "pleut comme vache qui p...SSE..."

En ce dimanche 10 octobre, je décide d'aller travailler ma VMA sur un trail de 20km et 500m de D+ pas loin de Tarbes... à Vic en Bigorre pour "La Foulée des Milles pattes" (nom du club de Vic... vous les reconnaitrez sur les courses car ils sont en jaune fluo!)
Vic est une petite ville où j'ai grandi, où je suis allé à l'école... bref cette course me tente bien, même si je n'affectionne plus trop ces petites distances... je suis endurant mais moins rapide. Alors je sais que si la concurence est là, je vais en baver!

Il pleut des trombes ce matin. Mais les sourires des organisateurs et la musique "Bandas" réchauffent l'ambiance.



Je décide de partir vite (comme d'hab en fait) afin de faire le trou. Un seul coureur me colle aux "basks" : il s'agit d'un coureur de triathlon d'Auch, Fabien Molinié. Je ne le connais pas. Alors dès la première montée, je tente de le lacher. Mais il tient bon.

Le circuit devient plat, en arrivant sur la crête et comme on court à bonne allure, je laisse la course se faire. Nous partageons quelques mots et tout en courant, et sympathisons.

Deuxième montée, vers le château de Montaner, nous faisons le point sur nos poursuivants. Mais nous ne voyons personne poindre au loin. Fabien monte bien; quant à moi, je commence à accuser le coup car nous courons assez vite et je ne suis plus trop habitué. Je paye aussi les efforts du début de course.

Nous arrivons en haut et je croise ma Flopett ainsi que ma famille qui est là (puisque je cours à domicile :) ). La descente se fait rapidement sur ces "chemins médiévaux"...


Dernière montée, je cède quelques mètres à Fabien car il ne ralentit pas vraiment et là je commence à être cuit. Nous sommes à 6km de l'arrivée... En haut, je suis 20 mètres derrière. Je pense qu'il va partir seul pour accroitre son avance... mais là il se retourne et ralentit pour m'attendre..... ?!?... MAIS POURQUOI??

Je lui demande et il me dit que c'est plus sympa de courir à deux et qu'on s'est bien battu aujourd'hui... quels esprit sportif!

Alors nous déroulons pour rejoindre l'arrivée. Le circuit est peu technique ce qui fait que nous courons à vive allure. Je le suis en serrant les dents.
A la fin, je lui dit que je ne ferai pas le sprint car ce ne serai pas correct et puis ... je suis cuit. Il me dit que lui non plus... nous n'avons qu'à arriver ensemble...

Nous décidons donc de passer la ligne main dans la main.... en 1h21... ...pour le plus grand malheur des chronomètreurs qui veulent absolument un vainqueur!... alors je demande à ce que ce soit Fabien qui prenne la première place car c'est réellement lui le plus fort aujourd'hui...

L'avantage de courir à proximité de la maison familiale c'est que le midi ma mère nous a préparé un repas dont elle a le secret... un repas de maman qui n'a pas vu ses enfants depuis longtemps... heureusement que j'ai couru ce matin!...
Bilan de la journée: une bonne séance de VMA et une leçon de fair play!

Cependant en rentrant, même en LAFUMA, le repassage du dimanche soir... c'est pour moi!

dimanche 3 octobre 2010

Après des mois de galère...une victoire... et en LAFUMA en plus!

Vous l'aurez peut-être remarqué chers lecteurs... mais mon équipementier a changé... et là ce n'est pas un simple partenariat magasin (je dis simple mais c'est déjà bien d'avoir ça!)... je viens d'intégrer le TEAM LAFUMA!

J'ai eu un contact durant l'été avec Sandra P. (Team manager) qui m'a fait une proposition. Je pensais que c'était un partenariat avec un magasin local. Alors j'étais déjà content...
Mais en recevant sa proposition, j'ai eu la surprise de découvrir que j'intégrais le TEAM LAFUMA! et avec ma FLOPETT on a .... sauté comme des dingues!!!!!!!!

Je rêvais d'intégrer un team pro ... Me voici chez les grands... maintenant à moi de montrer qu'ils ne se sont pas trompés de personne.

Mes premiers pas dans le monde merveilleux de ... LAFUMA!
Courant septembre, j'ai eu la chance de participer au premier rassemblement avec le TEAM. Le rendez-vous était dans le Val d'Aoste pour faire un shooting photo... rien que ça! On logeait dans un grand chalet 4 étoiles. (je ne vous cache pas que la semaine avant j'étais exité comme une puce!)
Pourquoi le Val d'Aoste : parceque c'était le théatre du trail le plus long et le plus dur du monde : le Tor des Géants (330km et 25000m D+)... en une seule étape!

Et deux coureurs du Team étaient inscrits : Guillaume Millet dit le "yéti" et Corinne Favre.


Et... ces deux là ont fini 3e!...

Donc direction La Thuile en Italie (à côté de Courmayeur) pour faire ces photos pour la collection 2011. C'était une chouette expérience à vivre mais la photo... ben c'est un métier quand même!

Arrivé à l'aéroport de Lyon (je suis parti de Pau le vendredi soir), c'est Karine Herry qui me récupère (rien que ça... aussi!)... On attend également Virgonie Govignon qui arrive de Brest et hop... 3h de route vers La thuile. Nous avons donc le temps de faire connaissance dans la voiture.

En arrivant là-bas, vers minuit, l'hôtel nous a préparé un repas froid pour câler nos ventres. Nous nous installons et les autres coureurs du team (que je connais des magazines) arrivent et s'installent à table... Et là... je me pose deux secondes en regardant la tablée... et je me di "pas mal quand même... d'être entouré de champions!"

Le lendemain, nous commençons le shooting photo... dans le froid et sous la pluie! Génial... L'exercice consiste à sauter une pierre qui devient glissante au fur et à mesure... on devient violet aussi car je vous rappelle que nous présentons la collection été 2011!.. alors en t-shirt et short à moins de 3°... c'est pas terrible!


La preuve en image... on s'est tous mis à l'abri...
Au bout d'une heure à greloter, nous redescendons dans la vallée pour trouver un endroit plus au sec. Entre deux prises, nous avons fait connaissance.

Pause casse-croûte à Courmayeur


Là en compagnie de Karine Herry

Je tiens à dire que je suis tombé sur des gens très sympas. Un bon groupe!

Vers les 17h, à la fin de notre journée fraîche et humide, nous partons courir un peu en montagne avec Antoine Guillon, Pascal Blanc, Hervé Giraud-Sauveur, Jérome Challier et Renaud Rouanet... une petite sortie avec 1000m de D+ et une vingtaine de km. Histoire de se connaître quoi!

On se perd un peu aussi... mais ça forge un esprit d'équipe ça! (Pour la petite histoire nous sommes même arrivés en retard au repas du soir... )

Troublant non??... (photo prise pendant le repas du soir)

Pendant le repas, Sandra (notre Team manager) fait le point sur l'année 2011.

Dimanche matin, le soleil est là... nous montons à 2000m pour avoir de jolis points de vue... avec 3-4° et un vent de OUF!!!! Nous nous installons au Col du petit Saint-Bernard pour faire une grosse séance photo de 4h car la veille, la pluie a quelque peu géné notre travail.


Virginie se "pèle"... joyeusement

une brochette bien fraiche! (Jérome Challier, Mauricio Scilla, Hervé Giraud-Sauveur et moi!)

Allez vous mettre en t-shirt dans le froid et le vent... c'est bon pour choper une bonne grippe!... et bien je dis merci à mes anti-corps car je n'ai rien eu!


Antoine, tel une biche, saute ce joli caïlloux...
Content mais frogirifié....

La reprise des "choses sérieuses" :

Après ce merveilleux week end, je reprend l'entraînement doucement pour tester mes blessures estivales (l'entraînement avec le TEAM LAFUMA ayant été un bon test quand même).

Au premiers abords je ne sens rien. Alors je parts me tester en montagne, puis je recommence à courir vite, avec du fractionné (tout ceci en l'espace de 2 ou 3 semaines quand même... sinon après vous allez encore croire que chaque jour j'en faisais toujours plus... sans réfléchir aux conséquences sur mon état de santé !)

Puis fin septembre, je décide d'aller courir pas très loin de chez moi : aux "Foulées du Madiran". Un trail de 35km avec 900m de D+, que j'avais gagné il y a deux ans.

Cette course est très sympa puisqu'elle est rapide et exigeante. Le circuit ressemble à des montagnes russes car on monte et on descend en continu les coteaux où murit le célèbre vin du Madiran et le Pacherenc (les connaisseurs apprécieront).


Il y a plusieurs distances : un 20km et le 35km. Les départs sont communs. Je parts avec les premiers du 20km à "fond les ballons", histoire (comme à mon habitude) de faire le trou. Puis au bout de 10km, les deux circuits se séparent.



Juste avant cette bifurcation, mon copain "Ralfy" (le futur vainqueur du 20km, ici en bleu sur la photo) se trompe de chemin et nous faisons le tour d'une vigne ... pour rien!... pendant ce temps, le 2e de ma course est passé devant (sans le savoir...).

Je perds presque 1min. Mais je l'ai en point de mir et je pars à sa chasse. Au bout de 5min, je le ratrappe. Il est surpris de me trouver là. J'ai laissé pas mal d'énergie pour lui revenir dessus. Je suis trop pressé... alors je veux vite le ratraper... Je décide de rester avec lui pour récupérer un peu. Nous courons bien, entre 15 et 16 à l'heure sur des terrains vallonés et instables.

5 ou 6km plus loin, je fais le forcing dans une montée et je le lache (au bluff car j'étais mal). Je prends quelques dizaines de mètres. Je ne pense qu' à la victoire car j'en ai très envie. Cette sensation me manque et je souhaite marquer le coup pour mon entrée chez LAFUMA et la fin de ma convalescence forcée...

Donc je ne lache rien, je ne m'arrête à aucun ravito car j'ai suffisamment de réserves dans ma ceinture porte-bidon LAFUMA... (hey vous avez vu comment j'ai placé le mot LAFUMA dans ma phrase sans qu'on s'en rende compte.... :) )...

A 5km de l'arrivée, je suis toujours à une allure autour des 15km/h... je commence sérieusement à accuser le coup de tout ces efforts. La fin de course me paraît longue... très longue... Je me retourne régulièrement sans voir le second.

J'arrive enfin sur Madiran très joyeux et content de ma prestation. Je suis cuît mais ultra content : 2h37, soit 4 min de moins qu'il y a deux. Enfin je retrouve la victoire.... peu importe la course... une victoire est une vistoire. Et je me suis donné à fond.

Bilan de cette journée : J'ai gagné 26 bouteilles de vin et je ne bois pas d'alcool... Plus sérieusement, j'envisage donc une fin de saison active. Je souhaite participer au Festival des Hospitaliers pour cloturer ma longue et tourmentée saison 2010. (Cette course est l'ancien circuit des Templiers, le 31 octobre : 75km et 3800m D+... ).

Vous me direz, pourquoi ne pas faire les Templiers??... car j'ai l'honneur d'être le témoin de mon meilleur pote SIMON le 23 octobre 2010...

Y'a d'autres priorités dans la vie... et là j'ai choisi...